mercredi 18 janvier 2012

LA BELLE BAIGNEUSE (Dessin à l'encre, 16,5x10,5 cm, 2005)


LA  BELLE  BAIGNEUSE

Une peau de bébé, par le soleil hâlée,
Avec un corps sculpté, par l’effort modelé,
Tu es de celles que tous les regards convoitent
Fière et droite, face à l’océan qui miroite.

lundi 16 janvier 2012

OUVERTURE DE BOÎTE (Construction, 38x26x33 cm, 2010)

OUVERTURE  DE  BOÎTE

Fumée. Laser. Chaleur. Murs mouvants et couleurs
Qui nappent la chape, dérapent ou nous drapent.
Tous en grappe, satrape ou gouape qui sape,
Sur un boucan hurleur, dans des bruits marteleurs
Qui décapent les ouïes. Oui, ce soir, on s’échappe :
Fumée, laser, chaleur, murs mouvants et couleurs,…

Un rythme qui tape et un rayon chausse-trappe,
On oublie la pâleur, les malheurs, les douleurs.
Le corps en pleurs, le cœur à fleur, l’esprit hâbleur
Quand le feeling nous frappe, le son vous décape
Les racoleurs ou les jongleurs, les cavaleurs.
Un rythme qui tape et un rayon chausse-trappe.

Sur ces sons saouleurs et siffleurs, l’heure est à l’heur,
À l’espoir d’agapes pour bambins et Priapes,
Entre les hauts parleurs et autres beaux-parleurs,
Buveurs de hanaps ou papes de la retape
Sur ces sons saouleurs et siffleurs, l’heure est à l’heur.

Le D.J., en cape, jappe. Les lampes happent
À mâle heure, voleurs, avaleurs de valeurs,
 Râleurs qui, là, rapent, ronfleurs las qui s’escapent,
Rouleurs, ivres des sens, enjôleurs et gifleurs,…
Le D.J., en cape, jappe… Les lampes happent…

samedi 14 janvier 2012

RIVALE DU CARNAVAL (Triptyque, Acrylique sur bois, 3x(46x38 cm), 2000)

RIVALE  DU  CARNAVAL

La foule des masques roule et louvoie dans l’ombre
 Grise de la place prise entre chien et loups.
Brume de plumes, dominos aux reflets flous,
La cavalcade se noie dans une nuit sombre.

Mais la brune n’engloutit pas l’éclat du nombre
Dans la rue  étroite où vibrent soie et pilou.
La mascarade tourne au charivari fou
Avant que ne  l’inonde une onde de pénombre.

Le crépuscule n’estompe pas ce trottoir
Où la fête s’offre en cris, en coup de boutoir,
Et, vergogne en sautoir,  part quêter découvertes.

De fièvre furieuse en folle fougue, l’air bruit
Sans entrevoir, sous le fardeau de son ennui,
L’écueil esseulé d’une fille en robe verte.

jeudi 12 janvier 2012

mardi 10 janvier 2012

LES PÊTE-EN-CHŒUR (Pastel à l'huile, 15x21 cm, 2005)


LES  PÊTE-EN-CHŒUR
Parfums de farigoule au-dessus des calanques.
Les pieds pleins d’ampoules, quelques beaufs hormonés,
Plantés en ciboule, une vraie râclée se flanquent.
Venus avec la foule estivale zoner,
Ils ont troqué traboule et ombre où ils se planquent
Pour camper, les boules prêtent pour la pétanque.
Les tongs qui refoulent, on les croirait clonés :
Des frites, des moules, des merguez charbonnées,
Une bière qui saoule,… Oublions compte en banque
Et gueule des goules qui vont le siphonner !
Le bide qui s’écroule, ils la jouent saltimbanque
Flanqués de poules aux traits enchiffonnés.
Eux, tirent, maboules,  sur tout et, bien sûr, manquent ;
Elles, se la coulent, et s’ils s’époumonnaient
Que le terrain roule, pointent comme des branques.
Houle et temps s’écoulent au fin fond des calanques.

dimanche 8 janvier 2012

CROISÉE SANS DESTIN (Acrylique sur toile, 41x33 cm, 2006 - Collection particulière)


CROISÉE   SANS   DESTIN

Ô, j’aurais tellement aimé mieux te connaître,
Passante trop pressée au parfum oppressant !
Pourquoi donc t’être retournée quand, en passant
Près de toi, j’ai croisé ton pas sous mes fenêtres ?
Tes yeux semblaient chercher comme un obscur absent,
Quelque inconnu à peine vu, évanescent,
Alors que nous aurions pu, oui, nous reconnaître !

vendredi 6 janvier 2012

FORÊT EN FUITE (Acrylique sur bois, 65x54 cm, 2006)

FORÊT  EN  FUITE

      À quelques lieues des majestueux baobabs qui écrasent de leur règne de nabab la savane si sèche et si plane, il est des lieux aux verts mêlés où tout n’est que luxuriance, agitation et humidité, embarras de bubingas et fouillis de moabis ou de flamboyants rayonnants, enchevêtrés de lianes couleur tabac. Parmi eux se mussent, dans la mousse, abachis buissonniers et bananiers avachis.
   Dans cette forêt tropicale et inamicale on trouve, quelle aubaine, des acajous, mais aussi des ébènes emmêlés et des sipos si beaux côtoyant des palmiers échevelés que la tronçonneuse lâche, la scie vénéneuse et le gâchis de la hache ont, pour un temps, épargné.

mercredi 4 janvier 2012

MIDI PICS (Acrylique sur bois, 21x17 cm, 2006)


MIDI  PICS (Haïku c’est jouli !)
Après l’Hymne à la joie et l’Hymne à l’amour serait-ce l’Himalaya ? 

lundi 2 janvier 2012

AU CŒUR DU CHOEUR (Acrylique sur bois, 22x15 cm, 2000)


AU  CŒUR  DU  CHŒUR
Dessous la coupole,
Milles voix s’envolent.
Ces envois sans voile
Volent, voient Éole,
Frôlent et consolent
Même les étoiles
Font de la parole
Fines fumerolles…
Les mots malévoles,
Les phrases frivoles,…
Loin, ont mis les voiles ;
Dessous la coupole,
Milles voix s’envolent.
Nos cœurs se dévoilent
Foin de fariboles,
Fi des farandoles,…
Ces chants faits d’oboles,
Nés pour une idole,
Tissent une toile
De voies qui vous dolent,
Collent, caracolent
Et vous moulent la moëlle
Dessous la coupole.
Milles voix s’envolent…

vendredi 30 décembre 2011

COMBIEN DE TEMPS… ? (Collages, 43x33 cm, 2011)

COMBIEN DE TEMPS… ?

Combien de temps faut-il attendre
Celui qu’on croit prince charmant,
Celui qui sera plus qu’amant,
Époux dévoué, mari tendre ?

Où est celui, doux et aimant,
Qui voudra ma folie comprendre
Et, telle que je suis, me prendre,
Apaisant mes peurs, mes tourments ?

Combien de temps faut-il attendre
Jouer les Belles au bois dormant,
Avant que l’on puisse m’entendre ?

Mon esprit vit, va, m’enfermant
Et n’est pas là pour me défendre,
Me déprimant et m’opprimant.

Prostrée ici ou là, à fendre
L’âme, je geins, tout doucement…
Combien de temps faut-il attendre ?